| La Biographie de Juan Pablo
Son père voulait un garçon...Ce fut chose faite le 20 septembre 1975 à la clinique Country de Santa Fé de Bogotá en Colombie.
Juan fit ses premiers tours de roues en kart à l'age de 5 ans, non déjà sans avoir expérimenté dès l'âge de 2 ans la conduite de voiture à pédales pour enfants, lesquelles était trop lentes à son goût, il s'en plaignait constamment!
C'est ainsi qu'à la piste de karting de Cajicá, des parents organisèrent un championnat pour leurs enfants, ce fut la première course de Juan Pablo, son père ne lui dit rien, pour voir comment il réagirait. Son casque était tellement grand qu'il voyait avec difficulté la piste...
Apres avoir accumulé des kilomètres et des kilomètres, son père le prit en main pour lui inculquer les bons réflexes, le 'corriger', lui apprendre la mise au point d'un kart, l'entretien. Tels furent ses premiers vrais pas dans le sport automobile, à l'âge de 6 ans il remporta le championnat national colombien de karting, catégorie enfant.
Les années suivantes, il accumula les titres de cette catégorie, en 1982, 1983 et 1984.
En 1985, il devient vice-champion de la catégorie junior, affrontant des pilotes plus agés et expérimentés. L'année suivante, il s'adjugea le titre national catégorie junior et celui du championnat de Bogotá.
Il récidive en 86 dans la catégorie Komet bien qu'il doive se contenter des titres de vice champion en 87 et 88.
Juan participe la première fois à une manche internationale de karting à l'âge de 15 ans en Italie à Lonato. Il fit le temps le plus rapide des essais officiels.
En 1991 et 1992, il s'adjuge les titres nationaux de la catégorie Komet.
C'est en 1992 qu'il effectua sa transition entre le karting et les voitures à proprement parler. Il participe cette année au championnat de Formule Renault en Colombie, il illumina cette catégorie par 4 victoires sur 8 courses, et obtînt une pole position et un record du tour lors de sa 1ere course. Il participa également au championnat international de karting à Laval en France.
En 1993, en Colombie, il participe au championnat 'Coupe Swift GTI', parrainé par un concessionnaire, un certain Manuel Antonio Lince qui en garantie du matériel prété, voulait que Juan gagne la première course. Il fit la pole et gagna. Des 10 courses du championnat, il en gagna 7 et fit 7 poles position.
En 1994, année chargée, il fit le saut aux Etats-Unis dans la catégorie Barber Saab. Lors de la première course à Miami, circuit urbain, Juan gagna haut la main signant le record de la piste, attirant le regard de Peter Argentzinger, qui dit alors à son père, "j'ai vu ce que votre fils vient de faire ici, son futur n'est pas aux Etats-Unis mais en Europe." Il termina 3eme de ce championnat.
Il fut invité ainsi qu'un autre pilote colombien (John Estupiñán) à participer à une course à Puebla au Mexique (où se déroule la course mexicaine actuelle de champ Car). Une fois sur place, la désillusion fut grande car sa voiture ne fut pas en état mais dut prendre une Formule beaucoup plus vieille. Découragé, mais un miracle survint quand sa machine fut réhabilitée et Juan put enfin prendre la piste. L'ancien champion de Formule 3 anglaise se demandait bien qui pouvait tourner ainsi. Une fois dans les stands, il s'aperçut que ce n'était qu'un enfant. Il battut également son compatriote ce jour-ci. Au moment de signer le contrat l'amenant dans ce championnat d'envergure supra-national, Pablo fut averti qu’en signant, il devrait s'acquitter de tous les frais et éventuels dommages à la voiture. Il ne put signer, John Estupiñán en profita.
Sans avenir immédiat, une opportunité pouvait être saisie au Mexique en Formule N, où un illustre pilote Mexicain, Mario Domínguez clamait haut et fort qu'il "allait manger tout cru ce petit colombien". Le patron d'une autre équipe décida de placer une somme d'argent conséquente sur la tête de Juan Pablo pour la course de León. Juan Pablo se qualifia 2ème, devant Domínguez. Mais Juan fut disqualifié pour ne pas s'être soumis à la visite technique et qu'il devra en conséquence partir dernier en 17eme position. Son mécène mécontent fut rassuré par Juan qu'il ne perdrait pas son argent. Il gagna la course. Il remporta 3 victoires en 5 participations dans ce championnat.
Cette même année, il participa à la course prototype du Mexique à Guadalajara, signa le record de la piste, la pole et devint champion de karting catégorie SUDAM 125.
Ayrton Senna fut son idole de toujours, malheureusement, il ne le rencontra jamais. Ses batailles avec Alain Prost égaillèrent les courses de son enfance. L'illustre Brésilien nous quitta le 1er mai 1994 à Imola, au virage de Tamburello. Décidément trop tôt, décidément trop tard pour Juan...
Pablo rencontra au circuit anglais de Donington Peter Argentzinger qui le présenta à Sir Jackie Stewart, le triple champion du monde de Formule 1. Dans l'état actuel des choses, il ne pouvait rien lui proposer mais l'orienta vers la formule Vauxhall Lotus. Son père eut également des contacts probants avec les équipes West Surrey -où courra Ayrton- et Fortec, des écuries de F3 et obtint un test avec cette première équipe. Malheureusement, lors d'un contrôle douanier à l'aéroport, les Montoya perdirent les papiers et surtout l'argent nécessaire au test. Avec Fortec lors du test, Juan donna tout ce qu'il avait sur la piste du circuit de Donington Park. Le commissaire principal du circuit invita son père à regarder les caméras de contrôle du circuit, Pablo cru d'abord à un accident. Le contrôleur lui dit "Monsieur Montoya, je n'ai pas l'habitude de le faire et je n'aime pas parler, mais je tenais à vous féliciter car vous avez un fils très spécial".
En 1995, il fut trop difficile de rassembler l'argent pour la F3, mais Paul Stewart, le fils de Jackie, envoya un fax offrant à Juan Pablo un baquet en Vauxhall Lotus dans son équipe (Paul Stewart Racing) pour un montant correct. Pablo hypothéqua la maison familiale et pour l'anecdote, ne le dit pas à sa femme, laquelle (Libia Montoya), l'apprit quelques temps plus tard dans un magazine. Il termina 3eme du championnat avec 4 victoires dont une manche européenne, 2 records de piste, 4 meilleurs tours soit 9 podiums. Auteur de victoires spectaculaires, il fut également l'acteur d'accidents qui le furent non moins. Il participa également à la course d'endurance les 6 heures de Bogotá. Son palmarès cette année: Record de la piste abaissé de 5secondes par rapport au précédent, vainqueur de la catégorie prototype en Spice Pontiac et vainqueur de la catégorie Gran Turismo en Oldsmobile Cutlass 7.5 L. Il fit également le 2eme temps de qualification de la coupe internationale de F3 anglaise.
En 1996, il participa au championnat de F3, un passage obligé. Son bolide jaune propulsé par des blocs Mitsubishi, fonctionnèrent bien au début, mais la marque préférant s'investir plus en rallye posa de gros problèmes de fiabilité lors des dernières courses. Il remporta néanmoins chez Fortec avec comme coéquipier Helio Castroneves (qu'il retrouvera en CART) 3 courses, 5 meilleurs tours et une pole position. Classé 2 fois meilleur pilote par la revue reconnue AutoSport.

Il fut invité aux Marlboro Masters de Zandvoort aux Pays-Bas, compétition à laquelle il fit la pole et termina 4eme. Il participa au Grand Prix de Macao mais dut abandonner sur problème mécanique au 21eme tour.
Il courra aussi une manche du championnat allemand ITC (International TuringCars Championship, actuel DTM) en remplacement de Jan Magnussen sur Mercedes-Benz à Silverstone, il termina 16eme.
Nouvelle participation aux 6heures de Bogotá, nouveau record absolu de la piste, vainqueur en catégorie prototype sur Spice Pontiac.
En 1997 fut une autre étape décisive, la F3000 internationale. Les droits d'entrée étaient atrocement élevés, rien que le test coûtait 25000 dollars. Alfa Plus et Autosport les aidèrent et obtinrent un test à Jerez. Juan se paya le luxe de tourner aussi vite que Tom Kristenssen (actuel septuple vainqueur du Mans). Le Danois ressortit avec des pneus neufs et améliora son chrono et fit mieux que Juan. Entêté, Juan sortit à nouveau et il signa le meilleur chrono de la journée.
Il fallait maintenant rassembler l'argent pour le championnat. De retour en Colombie, en vacances dans les Caraïbes à San Andres (île Colombienne). Le Dr. Helmuth Marko, propriétaire d'une équipe de F3000 contacta Pablo Montoya, ce dernier en manque de moyen se vit répondre qu'avec ça, il n'arriverait à rien. Après plusieurs jours, Marko le recontacta et lui dit qu'il prenait l'argent qu'il avait déjà et lui payerait le reste en fin de saison. Restait aussi la solution Alfa Plus, plus attrayante, mais l'oncle de Juan Pablo, Diego (qui participa aux 24h du Mans dans les années 80) lui dit que dans le sport auto, il vaut mieux laisser parfois ses états d'âme de côté. Juan s'installa en Autriche chez le vieux Marko vers Graz, mais la barrière de la langue et le cadre de vie (il squattait le cinéma qui diffusait des films en anglais et devait se déplacer en ski, pour un Colombien...pas génial!), tout cela fit que la relation ne fut pas au beau fixe. Juan remporta 3 victoires, à Pau (pole, victoire et meilleur tour), en Autriche (pole et victoire) et en Espagne à Jerez de la Frontera. Il fit la pole à Silverstone pour sa 1ere course. Soit 4 poles (dont une autre en Finlande) et 3 meilleurs tours le placèrent vice-champion du monde de F3000 avec 37.5 points. De nouveau aux 6heures de Bogotá, il remporta absolument tout.
En 1998 fut encore une étape supplémentaire avec son titre de F3000 et son poste de pilote d'essai chez Williams en F1. Le fils de Sir Frank Williams fidéle supporter de Juan Pablo insista pour qu'il obtienne un test. Il remporta le test à Barcelone (qui eut lieu les 1er et 2 décembre 97, mettant plus d'une seconde à son plus proche concurrent) après avoir rencontré le patron (nouvelle chemise et cravate de rigueur!). Il signa chez Super Nova Racing (actuellement en GP2) pour sa saison de F3000, David Sears, son nouveau manager personnel réussit à réunir l'argent nécessaire. Un certain Felipe Santos, ami de la famille fut chargé de s'occuper de l'image Juan Pablo en Colombie et dans le monde. Ainsi, ils purent rembourser le vieux Marko et même avec de beaux intérêts. A ce stade, en F1, Sir Jackie Stewart recherchait un remplaçant de Magnussen qui ne marchait pas très bien, lors du GP de Monaco. L'affaire était presque entendue mais Williams refusa. Juan eut l'impression que Sir Frank Williams lui barrait la route. Tout revint à la normale quand des négotiations avec le championnat CART furent bien avancées. Parallèlement à tout ça, il devint champion international de F3000 avec 4 victoires, 9 podiums et 7 poles dont 4 consécutives lors des 4 premières courses. Duel terrible tout au long de la saison avec le pilote allemand Nick Heidfeld, paroxysme de l'affrontement au Nurburgring où l'allemand tenta une manoeuvre désespérée sur Juan et partit à la faute. Champion avec 65 points. En séance de test, Montoya se targuait des mêmes temps que Jacques Villeneuve et Heinz Harald Frentzen sur la FW20 propulsée par un V10 Renault.
En 1999, pilote chez Chip Ganassi Racing pour 3 saisons à l'origine, il avait pour difficile mission de succéder au double champion Alessandro Zanardi -qui alla en F1 chez Williams- et faire face à des pilotes redoutables tels que Michael Andretti, Dario Franchitti, Paul Tracy ou encore son coéquipier Jimmy Vasser, champion 1996 de la discipline. Ganassi à propos de Juan Pablo: "Il capte votre imaginaire, à travers lui, vous voyez transparaître le feu qui anime ce sport". Il ajouta: "Je m'attends à ce qu'il figure parmi les 5 premiers et pourquoi pas remporter une ou deux courses". Montoya ajouta à cela: "je ne veux pas être un pilote de plus, je veux être le meilleur ici", "je ne veux pas aller voir quelqu'un d'assis là et lui dire, "je suis le numéro 15, c'est bien; non, ça je n'aime pas, je veux être le numéro 1" ". Pendant 10 mois et après 20 courses, Magic Monty, el rey de la velocidad, remporta le titre avec 7 poles et 7 victoires, avec 942 tours menés. 212 pts au championnat. Il fit plus que sensation, mieux que tout ce à quoi les spécialistes de la discipline s’attendaient. Tous se demandaient comment il arrivait à aller si vite là où tous les autres freinent, Montoya retarde encore ses freinages de quelques centimètres. Là est la différence. La prise de risque. Cette saison fut marquée par la disparition de 2 de ses amis pilotes, Gonzalo Rodriguez (camarade de F3000) à Laguna Seca et Greg Moore, jeune espoir de ce sport, lors de la dernière manche, lors d'un malheureux concours de circonstances externes à la course. Son titre acquis à la fin de cette course marque un contraste terrible. Il est le pilote champion le plus jeune de la catégorie, prenant le record à Jacques Villeneuve et bat au nombre de victoire le record de Nigel Mansell de 1993.
L'année 2000 marque un contraste dans la carrière de Juan pablo. Bien qu'auteur de nouveaux exploits, il ne terminera que 9eme du championnat cette année, championnat ruiné par des moteurs Toyota pas fiables, le trahissant souvent alors qu'il menait largement les courses: 9 abandons sur seules causes mécaniques malgré 900 tours en tête. Preuve en est: Ses 7 poles et 4 podiums seulement dont 3 victoires. Au final, seulement 125 pts. A noter comme fait marquant le duel fantastique avec Mickael Andretti lors des Michigan 500, duel roue contre roue, se doublant et se redoublant sans cesse pendant 10 tours à 380km/h: un vrai duel d'anthologie, d'équilibriste. Avantage à Montoya sur la ligne pour 4 centièmes de seconde!
Sa participation pour la première fois aux 500 Miles d'Indianapolis cette même année furent une autre consécration de sa carrière, mena 167 des 200 tours, s'étant qualifié 2eme juste derrière Greg Ray -champion IRL 1999-, Juan prit la tête de la course, évita les crashes de ses adversaires et gagna au bout des 3h de course pour rentrer par la grande porte dans le Hall of Fame du Superspeedway d'Indy. La traditionnelle bouteille de lait et le chèque de 100000 dollars furent de justes récompenses pour cet authentique exploit, reprenant le record de Graham Hill datant de 1966. (Vainqueur lors de sa 1ere participation, record du nombre de tours menés). A noter que la course des 500 Miles qui compte pour le championnat IRL eut lieu le lendemain de la course de CART à Nazareth en Pennsylvannie, sacré week-end!
En 2001, le fougueux Montoya débarque dans le F1 Circus et se fait déjà remarquer en doublant lors de la 3eme épreuve à la relance de la course du Brésil derrière Safety Car, le triple champion alors, actuel septuple monde Michael Schumacher, de manière pour le moins gonflée et sans pitié: roue contre roue littéralement.
Sa première pole en F1 vint à Hockenheim, dernière année d'existence du circuit ultra rapide originellement dédié au test de Mercedes, sa première victoire à Monza. Il terminera la saison sur les chapeaux de roue avec une deuxième place sur l'exigeant tracé de Suzuka. Soit 3 meilleurs tours et 4 podiums.
En 2002, Juan aligne 5 poles consécutives et 7 en tout, l'inconsistance de ses pneus Michelin ne lui permit pas de jouer la victoire. Une lutte farouche l'opposa à Michael Schumacher au début du championnat, marqué par des accrochages multiples entre les 2 pilotes. Il prend définitivement l'ascendant confirmé depuis la mi-saison 2001. En tout, 7 podiums, 3 meilleurs tours. Juan n'abandonne jamais, il sait que le meilleur est à venir!
En effet, Juan se marrie à Cartagena en Colombie avec sa fiancée Connie Freydell fin octobre, devant un parterre de journalistes et pres de 300 invités dont un nombre considérable d'amis pilotes du monde entier, dont Rubens Barrichello, son plus proche ami en F1.
En 2003, la FW25 s'annonce très prometteuse, bien que pleinement efficace seulement à partir de Monaco, il enchaîne une série de 8 podiums qui le positionnent en bonne place pour le titre. Série de podium initiée par sa superbe victoire en principauté de Monaco. Jackie Stewart dira: "Quand vous êtes capable de gagner les 500 Miles d'Indianapolis et le GP de F1 de Monaco, c'est forcément que vous avez quelque chose de spécial." Le scandale des pneus Michelin devenus soudainement illégaux suite à une plainte de Ferrari, une lourde pénalité suite à un accrochage avec Rubens Barrichello à Indianapolis et un cafouillage avec le stand le mirent hors de la course au titre. Juan signa dès Hockenheim un contrat de 2 ans avec l'écurie McLaren Mercedes-Benz, ne voyant pas de renouvellement venir du côté de Williams malgré des promesses de Sir Frank Williams. Bilan: 2 victoires, 3 meilleurs tours.
En 2004, sa dernière année chez Williams, qui lui ouvrit les portes de la F1, il dispose d'une FW26 au museau novateur élaboré avec une double quille. Un défaut en poids compensé par un avantage aérodynamique, tel est l'espoir de l'écurie. Malheureusement, l'équipe doit changer de stratégie en cours de saison et revenir à un 'nez' plus classique, les évolutions arrivant trop lentement pour pouvoir disputer la course au titre. Les dernières courses de la saison furent meilleures avec ce regain de compétitivité, clôturant sa période Williams et sa saison sur une victoire à Interlagos, après un beau duel avec Kimi Räikkönen. 1 victoire, 3 podiums, 3 records du tour.
Juan Pablo en 2005 a vu l'arrivée de son 1er fils -Sebastian- né le 11 avril à Miami, Floride. Le petit se porte très bien et a déjà assisté à la première victoire de son père dans sa nouvelle écurie, à Silverstone.
La famille Montoya a plusieurs lieux de résidence, un appartement en principauté de Monaco (dans le même immeuble que Max Biaggi pour situer, vers le tunnel emprunté lors du GP), une superbe villa sur le front de mer à Miami où il a paraît-il quelques bolides tout à son image dans ses garages, ainsi qu'un « bateau de fou » selon ses propres termes, et quelques points de chute en Angleterre (Oxford où il séjourna lors de son championnat en F3 Anglaise), et en Colombie où il ne se rend jamais sans une quinzaine de garde du corps. Il a du malheureusement faire quitter la Colombie à sa famille, les enlèvements contre rançon étant plus que monnaie courante.
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